jeudi 01 septembre

sarah farcet

jeudi 1er septembre
the sarah farcet institute présente :
à l'est du paradis
2ème partie
Une seconde partie qui tranche soudain avec les confidences de la mère, débutant sur des photographies de New York, un Eden atteint par le cinéaste à l'âge de 18 ans. Où il revisite son travail, ses intentions, sa manière de penser, de (sur)vivre. Des images extraites de ses précédents films et de leurs rushs inexploités (Walter and Cutie, Gringo, D.O.A. etc.) se succèdent tandis que Lech Kowalski réfléchit à voix haute : ses débuts dans l'industrie pornographique, son attirance pour les drogués et autres squatters, sa méfiance du pouvoir… Survivre, "être à la fois sa propre victime et son propre héros", voilà ce qui lui a légué sa mère, ce qui explique son sentiment d'inadéquation, de contradiction. Sa volonté de révolte, sa recherche incessante d'une humanité perdue, sa condamnation à l'errance et l'exil. Voilà ce qui l'explique mais ne le résout pas. Avec ce retour mi-douloureux, mi-apaisant sur sa propre histoire, Lech Kowakski va en deçà de sa conscience, des ses instincts et des ses envies. Découvre à la manière de Caled, héros du film À l'est d'Eden d'Elia Kazan – dont ne peut ignorer ici la référence – la part à la fois maudite et galvanisante héritée d'une mère. Et revisite avec désir le documentaire autobiographique. À l'image des dernières scènes, où il filme son reflet dans le miroir, où sa mère retourne l'appareil photographique contre lui : des instants soulignés par la voix-off d'une génitrice exhortant à plus d'humanisme, de lien, malgré la douleur. Là, où se conter soi, c'est compter avec les autres.   

Posté par danieldauxerre à 18:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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